H. Secteur Pharmaceutique

Exemples de meilleures pratiques [684]

Question

Quels sont les exemples de meilleures pratiques dans le secteur Pharmaceutique en matière de Développement Durable ?

Réponse

Les groupes pharmaceutiques ont fait de réels progrès en termes de politique Développement Durable et de communication plus transparente : ils disposent tous d’un rapport Développement Durable ou d’une communication interactive sur leur site internet. Parmi les grands groupes, les enjeux les plus abordés sont : l’accès aux soins et l’engagement vis-à-vis des communautés, la R&D et l’innovation, l’éthique de la recherche et des affaires, l’empreinte environnementale du processus de production et les aspects RH. Le thème de l’impact des médicaments sur l’environnement est un sujet de recherche pour les laboratoires pharmaceutiques.

Exemple 1 (Sanofi – Analyse de la matérialité des enjeux RSE)

Pour déployer une démarche RSE couvrant l’ensemble des attentes sociétales des parties prenantes de Sanofi, le groupe réalise régulièrement une analyse de matérialité des enjeux RSE pour toutes ses activités pharmaceutiques : chimie, vaccins, recherche et développement. 4 axes RSE (Patient, Ethics, Planet, People)  et 12 priorité (Accès aux soins, Innovation, Sécurité du patient (pharmacovigilance et qualité des produits), Éthique en R&D (essais cliniques), Éthique des affaires (lobbying responsable et marketing responsable, Droits de l’homme, Santé et sécurité au travail, Diversité, Développement des compétences, Énergie et empreinte carbone, Gestion de l’eau, Produits pharmaceutiques dans l’environnement) ont ainsi  été identifiés et structurent la communication du groupe en matière de RSE. Cette analyse croisée permet également de faire évoluer le reporting RSE et de rester en phase avec ses parties prenantes (patients, salariés, régulateur…).

Exemple 2 (Roche – les soins personnalisés)

La démarche des soins personnalisés du groupe Roche a retenu l’attention du Dow Jones Sustainability Index et contribué à son classement de Super Sector Leader en 2012. Cette approche fait partie intégrante de la stratégie du groupe et vise à développer des soins ciblés en fonction des facteurs de risques  (héréditaires ou acquis) des différents sous-groupes de patients. Le groupe fait ainsi appel à des bio-marqueurs et à des outils diagnostiques spécifiques visant à adapter le médicament au patient.

Exemple 3 (LEEM – Convention d’engagements volontaires 2012-2014)

Les entreprises du médicament, à travers le LEEM, se sont engagées autour de cinq programmes d’actions pour la période 2012-2014 :

  • mettre en place une gouvernance de la RSE,
  • encourager la diversité et l’amélioration continue des conditions de travail,
  • développer des programmes d’actions environnsementales tout au long du cycle de vie du médicament,
  • promouvoir une démarche éthique  et transparente en relation avec les attentes de la société,
  • favoriser l’accès des médicaments au plus grand nombre et agir en acteur d’un développement local durable.

Cette feuille de route est un bon exemple de démarche commune au secteur qui s’inscrit dans le cadre de l’ISO 26 000.

Exemple 4 (Index « Access to Medicine »)

Du côté des entreprises de notation, les évaluations orientées vers les vrais enjeux du secteur permettent de classer les entreprises de façon pertinente, comme le montre l’index « Access to Medicine ».

Innovest et Riskmetrics ont développé l’index « Access to Medicine » en collaboration avec les industriels mais aussi d’autres parties prenantes telles que les autorités de régulation ou les associations de patients. Cet index, lancé pour la première fois en juin 2008, vient de fournir en novembre 2012, une nouvelle classification des 20 principales entreprises pharmaceutiques dans leur effort pour l’accès au médicament dans les zones les plus pauvres. L’index comprend 103 critères qui s’articulent autour de 7 thèmes liés plus ou moins directement à l’accès au médicament : management de l’accès au soin, R&D, éthique des affaires, gestion des brevets et licences, capacité de développement et distribution, influence sur les politiques publiques et sur le marché de la santé, et activités philanthropiques. Depuis 2008, des progrès importants ont été observés sur le secteur et notamment : une meilleure gestion de la protection intellectuelle et partage des connaissances, des collaborations plus nombreuses sur la recherche, appel à l’innovation, recours aux génériques sous diverses formes (partenariats, accords, etc.) par les plus grands groupes.

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