I. Directeur Financier

Par où commencer ? [496]

Question

Quelles sont les trois choses pratiques à faire pour commencer ?

Réponse

Les premières actions à entreprendre pour intégrer le Développement Durable dans la fonction financière devraient, dans la plupart des cas, être les suivantes :

1. S’acculturer aux différents aspects du Développement Durable, sensibiliser ses équipes et définir les champs de responsabilité

Avant d’agir, il faut d’abord comprendre ce que recouvre la notion de Développement Durable sous ses différentes facettes (économique, environnementale, sociale/sociétale, éthique et de gouvernance). Il existe nécessairement un effort d’acculturation qui sera plus ou moins important selon la sensibilité propre du Directeur Financier et selon le secteur dans lequel évolue l’entreprise. Le Directeur Financier devra également veiller à sensibiliser ses équipes sur les impacts liés aux différentes dimensions du Développement Durable et bien définir les responsabilités de chacun. Il s’agit par exemple de répartir les responsabilités entre le directeur financier et le directeur développement durable en termes de gestion du reporting extra-financier,  de la communication et des budgets liés au Développement Durable.

2. Prendre la mesure des enjeux financiers des risques et opportunités liés au Développement Durable

Si le Directeur financier n’est pas responsable de la prise en compte de l’intégration dans la cartographie des risques de ceux liés au Développement Durable (responsabilité du Directeur des risques et assurances, voir n°512), il doit néanmoins s’approprier cet outil afin de bien comprendre les conséquences comptables et financières potentielles liées à ces nouvelles catégories de risques ; notamment lorsqu’elles entraînent des obligations dites « implicites » (« constructive obligations », voir ci-avant n°412 point 4.).
Sur le plan des opportunités, le Directeur Financier sera également attentif aux diversifications ou aux produits tournés vers la satisfaction de besoins respectueux de l’environnement.
Il veillera également à faire prendre en compte dans les comités d’investissement et les business plans, les coûts des externalités environnementales ou des éléments souvent oubliés par les opérationnels, comme le coût carbone d’un projet, les crédits d’émission qui peuvent s’y rattacher, etc.
Enfin, adapter l’outil de « reporting » aux évolutions réglementaires à court terme S’agissant des informations à fournir au titre des obligations légales, le Directeur financier doit veiller à ce que le système puisse fournir les nouvelles informations requises par la loi no 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (dite « Grenelle II », voir n°412).