K. Directeur des Risques et Assurances

Par où commencer ? [516]

Question

Quelles sont les trois premières étapes à conduire ?

Réponse

Les premières étapes dans l’intégration du Développement Durable à la gestion des Risques et Assurances pourraient être les suivantes :

1. Dialoguer avec la Direction Générale pour clarifier sa vision du Développement Durable

Pour le Directeur des Risques et Assurances, il est important de bien comprendre les objectifs de la Direction Générale en matière de Développement Durable. Il doit avoir une vision claire des enjeux majeurs sur lesquels cette dernière veut communiquer et afficher les ambitions vis-à-vis des différentes parties prenantes de l’entreprise . Ainsi, par exemple, la Direction Générale veut-elle se contenter d’une taxonomie de base en matière de Développement Durable, ou au contraire aller au-delà et si oui, dans quels domaines et vis-à-vis de quelles parties prenantes plus spécifiquement ? Ceci entrainera en effet des opportunités de création de valeur, mais aussi des risques à traiter.

2. Compléter la cartographie des risques avec une grille de lecture Développement Durable

L’objectif est de dresser un panorama complet des risques, y compris dans le domaine du Développement Durable et de construire une typologie des risques propres à l’entreprise. A cet effet, le Directeur des Risques et Assurances peut utilement se reporter à la liste des domaines d’actions du Développement Durable élaborée par la norme ISO 26000 « Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale » ( voir n°512 point 1 ) .
En tout état de cause, le Directeur des risques et assurances doit être en mesure d’identifier les facteurs de risques liés au Développement Durable propres à son secteur d’activité.

3. Organiser un système de veille et d’alerte

Nous avons vu que le Développement Durable était un domaine en constante évolution, non seulement à cause des progrès rapides de la réglementation mais également à cause de l’évolution des cultures et mentalités et, enfin, parce que les « best practices » par profession sont en constante évolution .
La Direction des Risques et Assurances étant en général une cellule avec un nombre restreint de collaborateurs, son Directeur a tout intérêt à s’appuyer sur les autres fonctions de l’entreprise qui, chacune dans son domaine, mettront en place un système de veille, en formant ou recrutant les experts nécessaires.
Typiquement, les Direction Développement Durable, Environnement, Achats, Ressources Humaines, seront à impliquer dans cette démarche.
Enfin, les associations et organismes professionnels mettront souvent à disposition des analyses utiles pour le dispositif de veille.

Obligation de vigilance (définition)

Démarche globale, proactive visant à identifier les risques sur l’ensemble du cycle de vie d’un projet ou d’une activité d’une organisation (entreprise, collectivité locale, etc.), dans l’objectif d’éviter ou de limiter les risques en question. Dans le domaine spécifique des droits de l’homme, c’est un processus au moyen duquel les entreprises garantissent le respect de la loi mais aussi le risque d’atteinte aux droits de l’homme dans le but de le prévenir (Norme ISO 26000 « Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale », novembre 2010, point 2.1.4 et 6.3.3.1).