K. Directeur des Risques et Assurances

Les nouvelles choses à faire [514]

Question

Le Développement Durable implique-t-il de nouvelles choses à faire dans la fonction Risques et Assurances ?

Réponse

Outre l’élargissement de ses tâches habituelles aux thématiques Développement Durable ( voir n°512), le Directeur des Risques et Assurances pourra également être amené à :

1. Convaincre en interne de la nécessité de traiter certains risques

Le rôle du directeur des Risques et Assurances est notamment d’être capable d’alerter sur l’existence de risques sur certaines thématiques, même s’il ne relève pas de son champ de compétence de définir le coût potentiel de la survenance de risques dans ce domaine ni de définir le plan de mitigation le plus approprié au regard de l’activité de l’entreprise. Il doit donc convaincre, en interne, du caractère significatif d’un risque, et avoir l’autorité nécessaire pour qu’un chantier soit lancé dans la fonction concernée. Il pourra également apporter, une fois les chantiers lancés, son regard critique aux fonctions avec lesquelles il travaille.
Parmi les fonctions avec lesquelles les Risques et Assurances doivent travailler :

  • Environnement
  • Supply chain
  • Ressources humaines

Pour un rappel sur la nature des risques pouvant affecter ces trois fonctions : (risques sociaux et sociétaux), voir n°470 (directeur de la production) et voir n°480(directeur de la chaine d’approvisionnement)

2. Renforcer ou structurer un dispositif de veille sur les risques émergents

On entend par risques émergents, les risques liés aux catastrophes naturelles (inondations, tempêtes, etc.), technologiques (accidents nucléaires ou autres), sanitaires (maladies infectieuses, etc.), alimentaires et dues au terrorisme, etc. Ces risques peuvent causer des dégâts importants aux infrastructures et aux systèmes vitaux (environnement, biens, santé, vie humaine) dont dépend notre société. La gestion de ces risques nécessite la mise en place d’une évaluation homogène desdits risques et avant tout la définition précise de ce que l’on entend par « dommages graves et irréversibles » entraînant l’application du principe dit de précaution.
Ce dispositif de veille devra être défini et organisé en coordination avec les autres fonctions de l’entreprise

3. Coordonner la réponse à apporter à ces risques

Une fois l’ensemble des fonctions concernées sensibilisées et mobilisées au sujet des risques Développement Durable, et après avoir conduit la première analyse des problématiques Développement Durable pouvant affecter l’entreprise, la réponse à apporter pour chaque risque est à formaliser en coordination avec les fonctions concernées.
Chaque fonction doit être capable de proposer des plans de mitigation des risques, en tant qu’experte de sa thématique.

4. Définir sa relation avec ses parties prenantes

Le directeur Risques et Assurances pourra alerter sur les risques liés à l’opinion de parties prenantes externes : une réaction forte de communautés locales, ou des actions d’ONG, peuvent en effet avoir un impact significatif sur le déroulement d’un projet. Les exemples d’actions d’ONG ou de communautés locales freinant significativement des projets (notamment : barrages hydrauliques) sont nombreux. Par conséquent, la définition de stratégies de communications publiques, ou de relations avec les parties prenantes, s’avère utile pour anticiper et potentiellement éviter la survenue de crises.
Cette approche de communication auprès de ses parties prenantes, ou d’échanges avec celles-ci, est directement issue des réflexions de Développement Durable promouvant un développement prenant compte l’impact d’une activité sur son environnement.